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À quoi sert le radar pénétrant dans le sol dans l’inspection des chaussées ?

Nombre Parcourir:0     auteur:Éditeur du site     publier Temps: 2026-08-25      origine:Propulsé

enquête

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Les coûts de maintenance des infrastructures vieillissantes augmentent rapidement partout dans le monde. S"appuyer uniquement sur des inspections visuelles de surfaces ou des tests destructifs localisés laisse d"énormes angles morts dans la gestion des actifs. Les ingénieurs des chaussées et les ministères des transports sont confrontés à un défi persistant. Ils ont besoin de données souterraines continues et précises pour prévoir les besoins de réhabilitation. Ils doivent acquérir ces données sans provoquer de graves perturbations de la circulation ni dégrader davantage la structure de la chaussée.

Le radar pénétrant dans le sol constitue la solution de test non destructif standard de l'industrie. Il fait passer la gestion des chaussées d'une application de correctifs réactifs à une gestion proactive du cycle de vie basée sur les données. En déployant des ondes électromagnétiques pour cartographier les conditions du sous-sol, les ingénieurs peuvent identifier les défauts cachés avant qu'ils ne se manifestent par des défaillances de surface. Cette approche change fondamentalement la manière dont les agences allouent les fonds d’entretien et planifient les projets de réhabilitation.

Principaux à retenir

  • Utilité principale : Le GPR pour l"inspection des chaussées permet un profilage continu et à grande vitesse de l"épaisseur de la couche d"asphalte et de béton, réduisant considérablement le besoin de carottage destructif.

  • Détection des défauts : la technologie identifie de manière fiable les anomalies souterraines, notamment le décapage, le décollement, le délaminage, les vides et l"accumulation d"humidité, avant que des défaillances de surface ne se produisent.

  • Évaluation complète : au-delà des couches de surface, GPR évalue les caractéristiques structurelles de la base et du sol de fondation et localise les services publics enterrés, garantissant ainsi une planification de réhabilitation sûre et optimisée.

  • Compromis opérationnels : bien que le GPR offre une couverture spatiale étendue, la précision des données dépend fortement de la sélection de la fréquence de l"antenne, des propriétés des matériaux diélectriques et de l"interprétation des données par des experts.

  • Réalité de la mise en œuvre : GPR n’élimine pas entièrement le carottage ; il optimise le placement des carottes pour la vérification sur le terrain, maximisant ainsi le retour sur investissement des investigations géotechniques.

Table des matières

Comment le géoradar améliore la gestion des chaussées

Cadrage du problème (critères de réussite)

Une évaluation réussie d’une chaussée dépend de mesures de performance spécifiques. Les ingénieurs ont besoin d’une couverture continue des données pour comprendre toute l’étendue d’un tronçon de route. Les relevés visuels ne révèlent que des détresses de surface comme des fissures ou des ornières d"alligators. Ils ne parviennent pas à montrer les causes sous-jacentes. Une perturbation minimale de la circulation est essentielle pour maintenir la sécurité et la fluidité du trafic sur les autoroutes très fréquentées. L’évaluation doit fournir une grande précision profondeur-résolution pour différencier les fines couches de chaussée. Enfin, les résultats doivent être reproductibles. Des données cohérentes permettent aux agences de suivre avec précision la détérioration des chaussées sur plusieurs années et d"ajuster leurs calendriers d"entretien en conséquence.

Essais non destructifs (END) par rapport au carottage traditionnel

Le carottage traditionnel est intrinsèquement destructeur et hautement localisé. L’extraction d’un noyau physique endommage la chaussée et ne fournit des données que sur quelques centimètres carrés de la chaussée. S’appuyer sur des cœurs espacés de plusieurs kilomètres présente une insuffisance statistique massive. Les structures routières varient considérablement entre ces points d"échantillonnage en raison d"incohérences de construction ou de tassements localisés du sol de fondation.

Le profilage continu des ondes électromagnétiques capture une vue transversale complète. Il comble les énormes lacunes de données laissées par l’échantillonnage physique isolé. Alors que le carottage fournit une vérité terrain absolue en un seul point, le radar fournit la répartition spatiale des épaisseurs de couche et des défauts sur l"ensemble de l"alignement.

Fonctionnalité

Carottage traditionnel

Radar pénétrant au sol (GPR)

Couverture des données

Points isolés (généralement 1 par mile)

Profilage 100% continu

Impact sur le trafic

Nécessite des fermetures de voies et des signaleurs

Vitesses sur autoroute (jusqu"à 60 mph)

Dommages à la chaussée

Destructif (nécessite un correctif)

Totalement non destructif

Cas d"utilisation principal

Tests et étalonnage des matériaux

Cartographie des épaisseurs et des défauts au niveau du réseau

Analyse au niveau du réseau ou au niveau du projet

Les agences déploient la technologie radar différemment en fonction de leurs objectifs immédiats. L"analyse au niveau du réseau implique des enquêtes à grande vitesse couvrant des centaines ou des milliers de kilomètres de voies. Ces levés prennent en charge la gestion générale des actifs et créent des cartes d’épaisseur complètes. L"équipement destiné aux enquêtes au niveau du réseau utilise généralement des antennes cornet couplées à l"air montées sur un pare-chocs de véhicule, permettant la collecte de données à vitesse d"autoroute.

L’analyse au niveau du projet nécessite des enquêtes médico-légales à haute résolution et à vitesse lente. Les ingénieurs utilisent cette approche pour diagnostiquer des segments de route défaillants spécifiques avant le début d’un projet de réhabilitation. La densité de données requise dicte la vitesse d’enquête et la configuration de l’équipement. Les enquêtes au niveau du projet utilisent souvent des antennes couplées au sol glissées directement sur la surface de la chaussée à des vitesses de marche pour maximiser la pénétration et la résolution du signal.

La physique du GPR des chaussées

La technologie repose sur la transmission d’impulsions électromagnétiques à haute fréquence dans le sol. Au fur et à mesure que ces impulsions descendent, elles rencontrent différents matériaux. Chaque matériau possède une constante diélectrique unique, qui détermine la vitesse à laquelle l’onde radar le traverse. Le radar mesure le temps de trajet bidirectionnel (TWTT) de la réflexion provoquée par les changements de ces constantes diélectriques.

Une transition de l’asphalte à une couche de base granulaire crée un reflet distinct. De même, une transition d’un matériau sec à une humidité emprisonnée génère un retour de signal massif. Le timing et l’amplitude de ces réflexions forment le profil souterrain, connu sous le nom de radargramme ou B-scan.

Matériel

Constante diélectrique typique

Vitesse des ondes radar (po/ns)

Air

1

11.8

Asphalte

4 - 6

4,8 - 5,9

Béton (durci)

6 - 9

3,9 - 4,8

Base granulaire

6 - 8

4,2 - 4,8

Eau

81

1.3

À quoi sert le GPR dans l’inspection des chaussées ?

Mesurer l"épaisseur de la couche de chaussée

La mesure précise de l’épaisseur est l’application la plus courante de cette technologie. Les ingénieurs calculent en permanence l’épaisseur des couches de surface en asphalte, des matériaux de base et des couches de fondation. Le radar enregistre le temps nécessaire à un signal pour rebondir depuis une interface de couche. Lorsqu"il est calibré avec la constante diélectrique du matériau, ce temps se traduit directement en profondeur physique.

Les données d"épaisseur continues alimentent directement les calculs de capacité structurelle. Il permet également une planification précise de la profondeur de fraisage. Connaître l"épaisseur exacte de la couche d"asphalte empêche les fraiseuses de découper la couche de base des granulats. Si un entrepreneur fraise la base, il endommage les dents coupantes de son équipement et compromet les fondations de la route. Cette précision protège l’équipement et assure une base stable pour le nouveau revêtement.

Évaluation des caractéristiques structurelles et de l"intégrité du sol de fondation

La longévité de la chaussée dépend fortement de la structure de soutènement sous-jacente. Le radar cartographie efficacement la limite entre la base et le sol de fondation. Il identifie les zones de peuplement localisé ou de fortes variations du sol. La perte de support structurel au niveau du sol de fondation entraîne inévitablement une dégradation de la surface, quelle que soit l"épaisseur de la couche d"asphalte.

La cartographie de ces variations permet aux ingénieurs de cibler des réparations en profondeur plutôt que d"appliquer des correctifs de surface superficiels. Si la couche de fondation tombe en panne, une simple opération de fraisage et de remplissage échouera dans un délai d"un an. Les données radar indiquent aux équipes d"effectuer une remise en état complète ou une stabilisation du sol de fondation exactement là où cela est nécessaire.

Détection des défauts du sous-sol (décapage, décollement et délaminage)

Les couches de chaussée doivent agir comme une unité cohérente pour répartir les charges de trafic. Le radar identifie les zones où les couches d"asphalte se sont séparées, appelées décollement ou délaminage. Il détecte également le décapage, soit la dégradation du liant bitumineux. Lors du décapage, les granulats perdent leur liant, transformant ainsi la couche d"asphalte en gravier meuble.

Ces défauts présentent une signature distincte dans les radargrammes. Les ingénieurs recherchent de fortes amplitudes de réflexion entre des couches qui autrement devraient être liées. Un pic soudain de réflexion du signal à une interface d’asphalte indique souvent une intrusion d’humidité ou une séparation complète des couches. L"inversion de phase dans le signal radar est un indicateur classique d"un matériau de faible densité (comme une couche dénudée) placé sous un matériau de densité plus élevée.

Identifier les vides et l"accumulation d"humidité

L’eau est le principal ennemi des structures de chaussée. Il existe un énorme contraste diélectrique entre les matériaux de chaussée et l’eau. L"asphalte a une constante diélectrique faible (environ 5), tandis que l"eau en a une très élevée (81). Ce contraste saisissant rend la détection de l’humidité très fiable.

Le radar cartographie avec précision l’humidité emprisonnée et les affaissements du sol de fondation. Ces lessivages créent des vides souterrains. Si rien n’est fait, ces vides entraînent des dolines soudaines ou des fissures de fatigue accélérées. Une détection précoce permet aux équipes de maintenance d"injecter du coulis de polyuréthane ou de stabiliser le sol de fondation avant qu"une défaillance catastrophique ne se produise.

Localisation des barres de renfort et des goujons

Les chaussées en béton nécessitent un placement précis des renforts pour fonctionner correctement. Les ingénieurs utilisent le radar dans les chaussées en béton armé continu (CRCP) et les chaussées en béton ordinaire jointées (JPCP). La technologie vérifie la profondeur et l"espacement des barres d"armature sur toute la dalle pour garantir la conformité aux spécifications de conception.

L’alignement des goujons est essentiel pour le transfert de charge entre les joints de béton. Des chevilles mal alignées provoquent un blocage des joints, empêchant le béton de se dilater et de se contracter avec les changements de température. Ce blocage entraîne de graves effritements et fissures. Les balayages radar fournissent une méthode claire et non destructive pour vérifier que les paniers à goujons sont restés parfaitement alignés pendant le processus de pavage du béton.

Évaluation de l’état du tablier du pont

Les tabliers de pont représentent un sous-ensemble spécialisé de l’inspection des chaussées. Les ingénieurs évaluent les tabliers de pont en béton pour détecter la corrosion des barres d"armature et la détérioration du béton à l"aide de méthodes standardisées telles que la norme ASTM D6087. Le radar détecte l"atténuation du signal réfléchi par le tapis supérieur en acier d"armature.

Lorsque les chlorures provenant des sels de déglaçage pénètrent dans le béton, ils provoquent la corrosion et l’expansion des barres d’armature. Cette expansion crée des microfissures et un délaminage interne. Le signal radar se disperse lorsqu"il atteint ces zones détériorées, ce qui entraîne une réflexion plus faible. Les cartes d"amplitude qui en résultent montrent exactement quelles sections du tablier nécessitent une hydrodémolition ou un rapiéçage en profondeur.

Localisation des services publics et des infrastructures enterrés

Frapper un service public enterré pendant des travaux routiers entraîne de graves risques pour la sécurité, des retards dans les projets et des responsabilités énormes. Le radar joue un rôle essentiel dans l"identification des tuyaux, conduits et câbles enterrés. Les équipes scannent la zone avant la réhabilitation de la chaussée, le creusement de tranchées ou la remise en état en profondeur.

L'utilisation du gpr pour l'inspection des chaussées garantit que les machines de récupération lourdes ne détruisent pas les services publics peu profonds. Il fournit une carte souterraine fiable qui protège à la fois les infrastructures et le personnel de construction. Contrairement aux localisateurs à baguette électromagnétique, le radar peut détecter les services publics non métalliques tels que les tuyaux en PVC et les lignes à fibres optiques.

GPR pour l"inspection des chaussées : capacités et limites

Sélection de fréquence (compromis d"antenne)

La sélection de la fréquence d"antenne correcte détermine le succès de l"enquête. Les fréquences plus élevées offrent une meilleure résolution mais manquent de profondeur de pénétration. Les basses fréquences pénètrent plus profondément mais ne peuvent pas résoudre les couches minces. Les ingénieurs doivent utiliser un cadre décisionnel strict pour sélectionner les fréquences d"antenne en fonction des objectifs du projet.

Les antennes haute fréquence, allant de 1,0 GHz à 3,0 GHz, excellent dans l"inspection haute résolution de l"asphalte peu profond. Ils mesurent facilement les fines remontées de surface et détectent les délaminages superficiels. Des antennes basse fréquence, fonctionnant entre 400 MHz et 900 MHz, sont nécessaires pour une évaluation plus profonde des bases, des fondations et des services publics. De nombreux systèmes modernes déploient des antennes bi-fréquence pour capturer simultanément des données superficielles et profondes.

Fréquence d"antenne

Profondeur de pénétration approximative

Demande principale

2,0 GHz - 3,0 GHz

0 à 24 pouces

Épaisseur du relevage, tabliers de pont, barres d"armature peu profondes

1,0 GHz

0 à 36 pouces

Épaisseur totale d"asphalte, limite de la couche de base

400 MHz - 900 MHz

3 à 10 pieds

Évaluation du niveau de fondation, détection des vides, localisation des services publics

Contraintes environnementales et matérielles

Les signaux radar ne fonctionnent pas de manière uniforme dans tous les environnements. Les sols hautement conducteurs limitent considérablement la pénétration du signal. Les argiles lourdes retiennent l"humidité et éloignent le signal électromagnétique du récepteur. Cette atténuation réduit la profondeur effective du levé, limitant parfois une antenne de 400 MHz à seulement quelques pieds de pénétration.

Les environnements à forte salinité présentent des défis similaires. Les routes côtières ou les zones fortement traitées aux sels de déglaçage absorbent rapidement l’énergie radar. De plus, des treillis d"armature étroitement espacés dans le béton peuvent agir comme un bouclier, empêchant le signal radar de pénétrer au-delà du tapis supérieur en acier. Les ingénieurs doivent tenir compte de ces contraintes matérielles lors de la planification d’une enquête et de l’interprétation des données qui en résultent.

Exigences en matière de traitement et d’interprétation des données

Les radargrammes bruts ressemblent à du bruit statique pour un œil non averti. Ils nécessitent un traitement logiciel avancé pour devenir utiles. Le post-traitement consiste à filtrer le bruit de fond, à appliquer des gains de profondeur pour amplifier les signaux faibles provenant de couches plus profondes et à migrer les réflexions hyperboliques pour montrer la véritable position des objets enfouis.

Des géophysiciens expérimentés ou des ingénieurs qualifiés doivent traduire ces réflexions en rapports techniques exploitables. Un logiciel automatisé aide à sélectionner les interfaces des couches, mais l"expertise humaine reste nécessaire pour valider les anomalies et éliminer les faux positifs. S"appuyer entièrement sur des algorithmes automatisés de sélection de couches conduit souvent à des erreurs massives si le logiciel interprète à tort une poche d"humidité comme une limite de couche.

Avantages et retour sur investissement du GPR pour l"inspection des chaussées

Vitesse de collecte des données et de gestion du trafic

La collecte de données sur la vitesse sur autoroute à bord d"un véhicule modifie fondamentalement l"économie du projet. Les systèmes peuvent collecter des données continues à des vitesses allant jusqu"à 60 mph. Cela élimine le besoin de fermetures de voies roulantes, de signaleurs ou de configurations approfondies de contrôle de la circulation. Garder les travailleurs à l’écart des voies de circulation améliore considérablement les mesures de sécurité.

Comparez cela aux tests du déflectomètre à poids tombant (FWD) ou au carottage traditionnel. Les deux nécessitent du matériel stationnaire et des fermetures de voies. Les économies de coûts associées au maintien de la circulation et à l"évitement des permis de contrôle de la circulation compensent souvent la totalité du coût de l"enquête radar.

Analyse coûts-avantages : GPR vs méthodes destructives

Le coût initial des levés radar complets peut sembler important. Toutefois, les économies à long terme sont substantielles. Des données précises sur l"épaisseur préviennent une rupture prématurée de la chaussée en garantissant que les conceptions structurelles correspondent à la réalité. Si un ingénieur conçoit un revêtement en supposant 6 pouces d"asphalte existant, mais que le radar n"affiche que 3 pouces, la conception échouera prématurément.

L’optimisation des étendues de réhabilitation permet d’économiser énormément de matériaux. Éviter un fraisage excessif d"à peine un demi-pouce sur un projet d"autoroute de dix milles permet d"économiser des milliers de tonnes d"asphalte. La technologie est rentable en éliminant les approximations dans les estimations de construction et en empêchant les ordres de modification des entrepreneurs.

Intégration avec les systèmes de gestion des chaussées (PMS)

La collecte de données n’a de valeur que si elle oriente les décisions. Les données radar traitées sont exportées directement vers des systèmes de gestion des chaussées basés sur SIG. Cette intégration relie les conditions souterraines à des coordonnées GPS spécifiques le long de la route. Les agences peuvent afficher des cartes à code couleur montrant l"épaisseur de l"asphalte ou la gravité des défauts superposées sur l"imagerie satellite.

Les ingénieurs utilisent ces données intégrées pour calculer la durée de vie restante (RSL) du réseau de chaussée. Il permet aux agences de prioriser le financement au niveau du réseau en fonction de la dégradation structurelle réelle plutôt que de la simple apparence superficielle. Les routes qui semblent en bon état en surface mais qui présentent de graves problèmes de sol de fondation peuvent être signalées pour une intervention précoce.

Défis courants en matière d’inspection GPR et comment les éviter

Gestion des faux positifs dans la détection des anomalies

Le radar détecte les changements dans les propriétés diélectriques, et non dans des matériaux spécifiques. Cela crée le risque d’interpréter à tort les débris enfouis ou les variations inoffensives des matériaux comme des défauts critiques. Un morceau de métal enfoui ou un vieux patch peut ressembler à une importante poche d"humidité sur un scan brut.

L’atténuation nécessite de croiser les données radar avec les relevés de détresse en surface. Les ingénieurs doivent également examiner les dossiers de construction historiques. Si un radargramme montre une anomalie mais que la surface est intacte, une enquête localisée plus approfondie est nécessaire avant de prescrire des réparations. La combinaison des données radar avec les données FWD fournit une image beaucoup plus claire de l’intégrité structurelle.

Étalonnage et vérification au sol

Le radar est un outil de mesure indirecte. Il mesure le temps et non la profondeur physique. Pour convertir le temps en profondeur avec précision, le système nécessite la constante diélectrique exacte des matériaux de la chaussée. Sans calibrage, les calculs de profondeur peuvent être erronés de 10 à 20 %.

L"atténuation nécessite un flux de travail d"étalonnage strict :

  1. Collectez les données radar continues sur tout l’alignement du projet.

  2. Identifiez les emplacements représentatifs dans le logiciel qui affichent des limites de couche claires.

  3. Extrayez un noyau physique ciblé à ces coordonnées GPS exactes.

  4. Mesurez l’épaisseur physique du noyau extrait avec un ruban à mesurer.

  5. Saisissez à nouveau la profondeur physique dans le logiciel pour recalculer la constante diélectrique exacte.

  6. Appliquez cette constante calibrée au reste de l’ensemble de données pour obtenir des rapports de profondeur très précis.

Critères de sélection des fournisseurs et des équipements

Tous les systèmes radar ne fournissent pas la même qualité de données. Les agences doivent évaluer rigoureusement les prestataires de services et les équipements. Une liste de contrôle standard devrait inclure des capacités de système multicanal pour une couverture de voie plus large, permettant à un seul passage de véhicule de scanner simultanément les trajectoires des roues et le centre de la voie.

Évaluez le besoin d"antennes couplées à l"air ou à couplage au sol en fonction des vitesses de levé requises. Exigez la transparence des logiciels afin que les données brutes puissent être auditées par des ingénieurs tiers si nécessaire. Enfin, assurez-vous que tout le personnel d’exploitation détient des certifications CND géophysiques ou techniques reconnues pour garantir la qualité des données.

Conclusion

Pour mettre en œuvre cette technologie efficacement et passer à une gestion des chaussées basée sur les données, suivez ces étapes concrètes :

  • Lancer une enquête pilote sur un segment routier représentatif pour établir des flux de travail de collecte de données de base et tester les capacités des fournisseurs.

  • Associez les analyses initiales à un carottage physique ciblé pour valider la précision de la profondeur et calibrer les constantes diélectriques locales.

  • Intégrez les données spatiales traitées directement dans votre logiciel SIG ou de gestion de chaussée existant pour visualiser les défauts souterrains.

  • Étendez le déploiement à l’échelle du réseau uniquement une fois que les équipes internes sont à l’aise dans l’interprétation des rapports calibrés et dans l’application des données aux conceptions de réhabilitation.

Pour les ingénieurs en chaussée, les laboratoires d'essais, les entrepreneurs et les agences de transport à la recherche de solutions d'essai fiables, TBT fournit des instruments et équipements d'essai professionnels pour les applications de chaussée, de route et de génie civil. Fort de son expérience dans la prise en charge des exigences en matière de tests d'infrastructures, TBT peut aider ses clients à sélectionner des solutions de test appropriées pour les projets d'évaluation des chaussées, de contrôle qualité et de maintenance basés sur les données.

FAQ

Q : Quelle est la précision du GPR pour mesurer l’épaisseur de la chaussée ?

R : Lorsqu"elle est correctement calibrée avec des carottes de vérité terrain, la technologie mesure l"épaisseur de l"asphalte avec une précision de ± 3 % à 5 %. Cette précision repose sur la détermination précise de la constante diélectrique des matériaux spécifiques de la chaussée grâce à un échantillonnage physique ciblé.

Q : Le radar pénétrant dans le sol peut-il détecter les nids-de-poule avant qu"ils ne se forment ?

R : Oui. Le radar détecte les conditions précurseurs qui finissent par s"effondrer en nids-de-poule. Il identifie les vides souterrains, les décapages importants de l"asphalte et l"accumulation d"humidité bien avant que la couche de surface ne se brise sous les charges de trafic.

Q : À quelle profondeur le GPR peut-il voir à travers l’asphalte et le béton ?

R : La pénétration dépend entièrement de la fréquence de l’antenne et de la conductivité du matériau. Les antennes haute fréquence pénètrent de 1 à 3 pieds, offrant une haute résolution pour les couches de surface. Les antennes à basse fréquence peuvent atteindre 6 à 10 pieds de profondeur, ce qui les rend idéales pour l"analyse du sol de fondation et des services publics.

Q : Les conditions météorologiques ou l"humidité de la surface affectent-elles les inspections des chaussées GPR ?

R : Oui. L"eau stagnante sur la surface de la chaussée disperse le signal radar et crée de graves réflexions en surface. Cela masque les données de la couche sous-jacente. La collecte de données immédiatement après de fortes pluies ou la fonte des neiges est fortement déconseillée.

Q : Comment le GPR se compare-t-il aux tests du déflectomètre à poids tombant (FWD) ?

R : Le radar mesure les dimensions structurelles, les épaisseurs de couche et localise les défauts physiques. FWD mesure la réponse structurelle et la capacité portante de la chaussée. Ils mesurent différentes mesures et sont mieux utilisés ensemble pour une évaluation structurelle complète.

Q : Quelle est la différence entre les antennes GPR couplées à l’air et couplées au sol ?

R : Les antennes couplées à l"air fonctionnent suspendues au-dessus de la route, permettant la collecte de données sur la vitesse sur autoroute sans perturbation de la circulation. Les antennes couplées au sol glissent directement sur la surface. Ils offrent une pénétration plus profonde du signal mais nécessitent des vitesses de relevé nettement plus lentes.

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